Stratégie management et digitalisation

Transformer son organisme pour la transition écologique et la responsabilité sociétale ?

Transformer son entreprise vers le digital ?

Transformer son organisation pour performer durablement ?

Cela est-il conciliable ? Peut-on associer la transformation digitale à des objectifs de développement durable ?

Pourquoi pas ? Tout dépend de votre raison d’être, de vos valeurs, de votre positionnement, en bref de votre stratégie. Par un management participatif, collaboratif, ou encore un management de type entreprise libérée, on peut performer durablement dans l’ère digitale.

Mais, me direz-vous, la digitalisation à outrance impacte négativement l’environnement. Il s’agit donc d’avoir une approche raisonnée de la transformation digitale.

Un monde VICA (ou VUCA en anglais) … Vous avez déjà entendu ça quelque part ? On en parle de plus en plus, dans un monde hyper-connecté à l’économie globalisée. En effet, cet acronyme décrit un environnement Volatile, Incertain (Uncertain in English), Complexe et Ambigu.

paysage-biodiversité

En effet, les changements vont vite, de plus en plus vite, c’est l’ère de la disruption et une industrie peut être bouleversée très rapidement. On peut donc parler de volatilité de l’environnement économique, comme le montre l’émergence des plateformes, l’uberisation. Ainsi des plateformes relativement jeunes ont par exemple révolutionné l’hôtellerie, la mobilité ou les livraisons.

Par ailleurs, l’environnement économique est incertain : de nombreux facteurs peuvent changer la donne pour tout secteur d’activité. Conséquences du réchauffement climatique, conflits armés, rapports de force géopolitiques mouvants, changements d’orientations politiques de certains pays… Tout change à une vitesse encore jamais observée. Rien ne semble plus acquis, dans les affaires comme dans les relations internationales. En témoigne la rupture contractuelle de l’Australie concernant sa commande de sous-marins français : le « contrat du siècle » est cassé sans préavis. L’administration de Joe Biden a commandité ce revirement en sous-main, trahissant au passage son plus ancien allié. Un revirement qu’on aurait imaginé avec son prédécesseur, mais auquel on a du mal à croire aujourd’hui. Donc rien n’est acquis, tout semble désormais incertain. Un contrat ne garantit plus grand chose, un allié peut nous trahir ou un événement comme une pandémie peut tout stopper. Exemple frappant dans le monde économique, quelques mois auparavant, Carlos Tavares, PDG de Stellantis, jugeait Tesla trop jeune pour s’inquiéter de ce concurrent. Il a eu la sagesse de changer d’avis. D’innombrables sources de bouleversements potentiels coexistent désormais : révolutions technologiques, disruptions de secteurs d’activité, événements climatiques, volcaniques ou sismiques, retournements politiques ou géopolitiques… C’est pourquoi l’on peut raisonnablement qualifier notre monde économique d’incertain.

Economie mondialisée, monde hyperconnecté, connexions accélérées

D’autre part, il est peu utile de préciser que ce monde est complexe. En effet, la mondialisation, la digitalisation, la crise climatique ont notamment amené leur lot de paramètres interconnectés qui complexifient les décisions. Pour l’illustrer, la prise de conscience des enjeux environnementaux amènent de nouvelles préoccupations dans de nombreux pays. Ces préoccupations impactent les politiques publiques comme les politiques d’entreprises. Aussi constate-t-on un engouement certain pour les démarches de développement durable, la RSE ou RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations). Les consommateurs intégrant de nouveaux paramètres dans leurs décisions d’achats, les entreprises doivent s’y adapter.

Enfin, ce monde est considéré comme ambigu. Cela signifie que tout n’y est pas tout noir ou tout blanc. On ne peut pas s’en faire une simple représentation manichéenne. Si l’on considère la voiture hybride, elle est un progrès contre la pollution de l’air dans les centres urbains et l’émission de CO2 à l’usage. Cependant, ce véhicule est plus lourd que son équivalent thermique et consomme davantage d’énergie pour se mettre en mouvement. De plus, le cycle de vie des batteries n’est pas neutre sur le plan environnemental. Si l’on regarde globalement le cycle de vie d’un véhicule hybride, son impact environnemental est aujourd’hui plus important que celui d’un équivalent à moteur thermique. De même avec l’électricité nucléaire, les risques associés sont considérables mais la production énergétique en est inégalée avec de faibles émissions de CO2. Ce qui ressemble à une bonne idée peut parfois avoir des effets négatifs, et inversement. Il n’y a pas de réponse simple aux enjeux environnementaux, sociétaux et économiques. Ce monde est donc qualifié d’ambigu.

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